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min transmetropolitanUne BD cyber punk unique en son genre (Génération Comics, 2010)

Spider Jerusalem : un ennemi qui vous veut du bien!!!

Ah, vous n’imaginez pas comment c’est dur de commencer la chronique de cette BD.

Je vais pas déblatérer des lignes et des lignes pour savoir qui est le plus fort de Batman et Superman, non je vais seulement vous parler d'un des tous meilleurs comics de ces dix dernières années, rien que ça. Cessons de se charcuter le télencéphale et commençons !

Après cinq années d'exil à la montagne, Spider Jerusalem, célèbre journaliste-reporter remet le pied à l’étrier. En échange d'un gros chèque, il est prêt à quitter veau, vache, cochon et petites fleurs pour retrouver Babylone.

La ville qu’il retrouve ressemble étrangement à New York, dans une version cyberpunk froide et implacable. La population qui y vit se repaît de modernité à s'en faire éclater les viscères. C’est un écart terrifiant qui sépare les pauvres des riches, le citoyen lambda est seul, une déshumanisation fantôme de lui-même.

Chaque jour apparaît de nouvelles religions trans-genre, des sexualités codifiées très complexes et bien sur des nouvelles drogues ultra puissantes. Inutile de parler de la génétique ou de ces machines « faiseurs » toxicomanes, vous aurez évalué par vous-même les possibles de cet univers.

Spider Jerusalem, accompagné de ces fidèles « sordides assistantes » déterre les cadavres de cette ‘démo-ctature’. Armé de son pistolet « remueur de tripes » et de son ordinateur portable. Le journaliste gonzo ne s’embarrasse pas de bienséance, il est là pour rétablir certaines vérités.

« Les gens n’ont jamais eu la mémoire aussi courte » (Transmetropolitan, volume 4)

Je ne peux pas m’empêcher de voir dans « Transmetropolitan » une anticipation dystopique de notre société. A l’image du Raoul Duke d’Hunter S. Thompson, Spider Jerusalem est le journalisme gonzo incarné : intégrité, franc-parler, exubérance et extrémisme. La comparaison ne s’arrête pas à un simple parallèle stylistique, les dialogues (de Warren Ellis) sont parmi les plus géniaux qu’il m’ait été donné de lire ces dernières années : pertinents, fleuris et parfois très drôles. Admirez aussi le travail de Darrick Robertson, les planches fourmillent de détails, Spider Jerusalem se fond à merveille dans cet environnement cyberpunk graphiquement parfait.

Nicolas L.

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