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mommy3Mommy, de Xavier Dolan, avec Antoine-Olivier Pilon, Suzanne Clément, Anne Dorval.

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l'aide inattendue de l'énigmatique voisine d'en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d'équilibre et, bientôt, d'espoir...

Enfant prodige du cinéma québécois, Xavier Dolan a tout juste vingt ans lorsqu'il présente au public son premier long métrage, J'ai tué ma mère, sélectionné à la 41ème Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes 2009. Depuis lors, à raison de près d'un film par an, tous présentés dans des festivals de cinéma majeurs, Dolan ne cesse de démontrer l'étendue de son talent : Les amours imaginaires en 2010 met en scène les mésaventures d'un trio amoureux ; Laurence anyways en 2012 offre à Melvil Poupaud l'un de ses plus beaux rôles ; l'année suivante, Tom à la ferme permet au cinéaste d'explorer les codes du thriller. En 2013 il collabore également avec le groupe Indochine, pour lequel il réalise le vidéo clip College Boy. Jugé trop violent (un jeune garçon, dans un internat, subit des moqueries du fait de son homosexualité dans l'indifférence générale), le clip suscitera de vives polémiques.

Pour Mommy, l'acteur/réalisateur confie avoir souhaité privilégier un retour à la simplicité des sentiments des personnages, grâce notamment à une direction d'acteurs moins cérébrale, moins théâtrale que dans ses précédents films. Au casting de Mommy figurent les deux muses du cinéaste, présentes depuis ses débuts : Anne Dorval et Suzanne Clément. La prestation de cette dernière dans Laurence anyways lui avait valu le Prix d'Interprétation Féminine dans la catégorie Un Certain Regard du festival de Cannes 2012. Mommy marque également la troisième collaboration entre Dolan et le jeune acteur Antoine-Olivier Pilon, qui incarnait le College Boy du clip d'Indochine.

C'est après avoir testé le format d'image 1 : 1 sur ce clip que Dolan avait souhaité réitérer l'expérience sur un long métrage. On retrouvera donc dans Mommy cette image verticale, sous forme de quadrilatère, à l'instar des pochettes d'albums ; un format qui, selon le cinéaste, encadre les visages à la perfection et place les sujets véritablement au centre de l'image, sans distraction possible. Et s'il y a bien un sujet qui obsède le cinéaste, c'est celui de la mère. Au-delà du rapport avec sa propre mère, c'est la figure maternelle dans son universalité qu'il aime analyser, décortiquer et explorer à l'infini. A l'époque de J'ai tué ma mère, le cinéaste avait voulu, symboliquement, punir sa mère. Cinq ans plus tard, il tente de la venger avec Mommy.

Talentueux et ambitieux, Dolan ne cachait pas ses espoirs de remporter la distinction suprême lors du dernier festival de Cannes, où Mommy concourrait en compétition officielle. Le jury, présidé par Jane Campion, ne lui a pas décerné la Palme d'Or, mais le Prix du Jury, ex-aequo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard. Dolan a déclaré depuis vouloir mettre (momentanément) entre parenthèses sa carrière cinématographique, qui jusqu'à présent ne lui a pas vraiment laissé le temps de souffler. Pour se consacrer à la musique, ou à la littérature, peut-être ?

Sortie prévue sur les écrans le 8 octobre ; séance spéciale ciné club au cinéma Concorde le 16 octobre à 20h.

Bande-annonce :

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