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min foxLa fin de l'Age d'or hollywoodien

Depuis les débuts du cinéma muet jusqu'à la fin des années 50, le cinéma américain se caractérise par la mainmise des majors sur toute la chaîne de production et de fabrication des films, de l'écriture du scénario à la distribution, en passant par le casting, la réalisation et le montage. Les grands studios de l'époque (Warner, MGM, Paramount, Twentieth Century Fox, Columbia et Universal) sont spécialisés dans un genre (comédie, western, film d'aventure...) et disposent chacun de leur panoplie d'acteurs-réalisateurs-scénaristes. Ce système a contribué à faire de Hollywood une usine à rêves, d'où sont issus bon nombre d'acteurs et actrices devenus des légendes : Marilyn Monroe, Cary Grant, John Wayne, Errol Flynn, Elisabeth Taylor...

min marilynLes productions de l'époque respectent le code de censure Hays, qui leur assure la distribution la plus large possible, y compris dans les états les plus puritains du territoire américain. Le propos est consensuel, et la grammaire audiovisuelle stricte : mise en scène au service des acteurs-stars, plans lisibles, montage facilement compréhensible. De ce carcan parviennent toutefois à émerger des cinéastes de renom, qui signent des chefs d'œuvre intemporels auxquels ils impriment leur style propre : Frank Capra, Billy Wilder, John Ford, King Vidor, Ernst Lubitsch, Howard Hawks, Orson Welles, George Cukor, John Huston, Stanley Donen, pour n'en citer que quelques-uns.

min cleopatreL'arrivée de la télévision bouleverse la donne. Hollywood, menacé, réplique avec des superproductions monumentales en Cinémascope et en Technicolor, notamment des péplums. C'est d'ailleurs l'une de ces productions qui assène le coup de grâce en 1963 : Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz, dont le budget de 44 millions de dollars manque de couler la Fox. Les stars de l'Age d'or ont presque toutes disparu, les grands réalisateurs comme Hitchcock ou Ford voient leur carrière décliner, la fréquentation des salles de cinéma est en baisse constante, et les patrons des majors sont désormais trop âgés pour rivaliser avec les nouveaux venus de la télévision. Ce nouveau média ouvre une brèche dans laquelle vont pouvoir s'engouffrer les talents d'une nouvelle génération, avide de faire du cinéma autrement.

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