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min lespasperdusUn récit à mi-chemin entre Histoire et anecdote (Flammarion, 2013)

"Je me souviens que Pedro Almodovar m'en a longtemps voulu de n'avoir pas sélectionné à Cannes Femmes au bord de la crise de nerfs. Je ne lui donne pas tort"...

A travers une foule de micro-événements et de savoureuses réminiscences du même genre, Gilles Jacob, réalisateur, producteur et écrivain, évoque un demi-siècle marqué par la culture, le cinéma et les rencontres qui lui ont façonné un destin hors normes. Celui qui fut le président du festival de Cannes de 2001 à 2014, se glisse dans le cadre imaginé autrefois par Georges Pérec ("Je me souviens...") pour tracer les sillons de son existence bien remplie, des années 40 à aujourd'hui. Jean-Paul Belmondo, François Truffaut, Fernandel, Silvana Mangano, Alfred Hitchcock, Catherine Deneuve, Michel Simon, Jean-Paul Sartre, sont quelques-unes des figures que le lecteur croisera chemin faisant.

Chez Gilles Jacob, l'intime et le cinéma se mêlent pour ne faire qu'un. Dès l'école, il fréquente assidument les salles obscures et compte parmi ses camarades Claude Chabrol. Issu d'une famille juive bourgeoise, il fuit Paris au début de la Seconde Guerre mondiale avec sa mère et son frère, pendant que son père est fait prisonnier de guerre. Emmené par une chaîne de Résistants pour être caché pendant toute la guerre dans un séminaire d'Assomptionnistes, le jeune Gilles échappe à une arrestation de l'armée allemande en se cachant derrière l'harmonium de la chapelle. Une scène que le cinéaste Louis Malle mettra en image, quarante ans plus tard, dans "Au revoir les enfants"...

Avec le détachement d'un homme qui s'apprête à tourner une page, et la facétie joyeuse d'un aventurier qui ne regrette rien ("Je me souviens d'avoir pris un malin plaisir"), Gilles Jacob navigue sur les eaux vives de la mémoire, à coups de souvenirs tantôt longs, tantôt brefs ("Je me souviens de Françoise Dorléac"), mais toujours puissamment évocateurs.

A l'heure où se déroule le tapis rouge du 68ème festival de Cannes, une lecture croustillante et instructive pour tous les cinéphiles qui n'ont pas la chance d'y être !min cannes

Aline B.

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