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min diamantsUne comédie brillante et sophistiquée, emmenée par le charme d'Audrey Hepburn (1961)

Holly Golightly, pétillante jeune femme, rêve d'amour et d'argent...

De New York, où elle vit, elle connaît surtout les vitrines du grand joaillier Tiffany's, qu'elle contemple rêveusement, la prison de Sing Sing, où elle rend visite à un truand, et les restaurants où de vieux messieurs chic l'emmènent dîner. Paul Varjak, son voisin, écrivain en panne d'inspiration, qui vit des grâces généreuses de sa protectrice, Edith Parenson, est rapidement séduit par le charme mutin de Holly. Il en vient à s'éloigner d'Edith, tandis que Holly croit trouver richesse et bonheur entre les bras d'un milliardaire brésilien...

min audreyAdapté d'une célèbre nouvelle de Truman Capote, Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany's en version originale) est une comédie au charme inépuisable. Son premier atout : l'héroïne, bien sûr. Voir Audrey/Holly émerger d'un taxi new yorkais au petit matin, après une fête bien arrosée, en lunettes noires et robe fourreau, pour se planter, rêveuse, devant la vitrine de son magasin préféré, est toujours un moment de pure magie cinématographique ! Pourtant Audrey Hepburn n'était pas le premier choix des producteurs. Marilyn Monroe, incontournable au début des années 60, mais aussi Shirley MacLaine et Jane Fonda ont été pressenties. A l'époque, personne n'ose imaginer Audrey Hepburn, habituée aux rôles de jeune ingénue, en femme libre et plutôt délurée. Le scénario fait clairement allusion à des mœurs douteuses... Toutefois l'actrice se laisse tenter par le projet et accepte le rôle, la peur au ventre. Il fera d'elle une icône chic et glamour, et l'une des premières incarnations de l'ambiguïté féminine au cinéma américain, débarrassé du carcan puritain des années 50. Les personnages masculins ne sont d'ailleurs pas en reste : Paul, le voisin amoureux, n'est rien moins qu'un gigolo. Toute l'alchimie du film tient à ce savant mélange entre euphorie extravagante des personnages (voir le second rôle Mickey Rooney en irrascible voisin japonais), et ce mal-être qu'ils tentent vainement d'oublier à grand renfort de soirées arrosées.

min guitareAutre atout du film : la musique. Henry Mancini, engagé pour composer une bande-son jazzy cool, offre à Audrey Hepburn LA chanson : Moon River, devenue un classique repris par Frank Sinatra et Louis Armstrong. Quand, de sa voix frêle et mélancolique, Holly chantonne à la guitare à la fenêtre de son appartement, le cœur de son voisin (et celui du spectateur) fond instantanément... La musique et la chanson seront chacune récompensées par un Oscar.

Enfin, Diamants sur canapé, comédie à la fois légère et cruelle, enjouée et mélancolique, doit beaucoup à la réalisation de Blake Edwards. Le cinéaste de la Panthère Rose ne manque pas d'idées pour se jouer des conventions et suggérer, sans en avoir l'air, une époque bien plus débridée et angoissée qu'il n'y paraît. Son talent pour le burlesque et la farce s'affine, notamment dans la scène hilarante de fête organisée chez Holly, qui préfigure celle de The party, huit ans plus tard.

Les amoureux du film, qui aimeraient errer éternellement dans les rues de New York au bras de l'élégante et malicieuse Holly, peuvent se consoler en lisant 5° Avenue, 5 heures du matin, chronique savoureuse de la genèse et du tournage du film, bourrée d'anecdotes et de truculents secrets. A lire une coupe de champagne à la main, en écoutant Moon River...

 Aline B.

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