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min musiqueCycle ciné club en partenariat avec le cinéma Concorde de Pont-à-Mousson

Une thématique déclinée en quatre films cultes !

De septembre 2015 à janvier 2016, notre thématique de ciné club nous amènera à réfléchir sur la place et l’impact de la musique dans une œuvre cinématographique. Si l’art sonore n’est qu’une composante, parmi d’autres, du 7ème Art, il n’en reste pas moins un vaste et passionnant angle d’exploration pour qui souhaite mieux comprendre la naissance et la vie d’un film. Les quatre films sélectionnés appartiennent à des genres très différents : comédie musicale « classique », comédie musicale horrifique, drame/film à suspense, film historique/d’aventures.

Ces films vont nous permettre d’aborder le lien entre musique et cinéma à travers des contextes précis : 

- des partitions originales constituées essentiellement de chansons, dans le cas de comédies musicales (La petite boutique des horreurs, My fair lady)

- des partitions originales illustrant la collaboration particulière entre un metteur en scène et un compositeur (Ascenseur pour l’échafaud, Aguirre, la colère de Dieu)

Les chansons ou morceaux interprétés dans ces films, sont devenus des œuvres à part entière, prolongeant leur existence, et donc leur impact au-delà de la simple vision par les téléspectateurs. On peut aisément écouter la bande originale de Aguirre, la colère de Dieu, sans jamais avoir vu le film. Mais, dans l’imaginaire collectif des spectateurs, la musique reste indissociable des images sur lesquelles elle s’est imprimée, à jamais. Le plus bel exemple, peut-être : la trompette mélancolique de Miles Davis suivant les pas désespérés de Jeanne Moreau en plein cœur de Paris, en pleine nuit, se demandant si elle reverra un jour son amant...

Aline B.

shop
echafaud
fair
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min horreursLa petite boutique des horreurs

Réalisé par Frank Oz (1986), musique de Miles Goodman et Alan Menken, avec Rick Moranis, Ellen Greene, Vincent Gardenia. Durée 93 mn. 

Seymour Krelborn travaille chez un petit fleuriste de quartier à New York, et est secrètement amoureux de sa collègue Audrey. Son patron, désespérant de l'absence de clients dans le magasin, annonce qu'il va devoir mettre la clef sous la porte. Seymour propose alors de mettre en vitrine une plante inconnue qu'il avait trouvée le jour d'une éclipse. Intrigués par l'aspect étrange de la plante, les clients affluent. Il s'avère cependant que la plante a besoin de sang humain pour croître, et Seymour éprouve chaque jour un peu plus de mal à la nourrir...

En 1960, le pape de la série B Roger Corman créait la surprise avec La petite boutique des horreurs, gros succès commercial dans lequel un acteur débutant, Jack Nicholson, tenait un second rôle savoureux. En 1982, Little shop of horrors débarque à Broadway, où la comédie musicale sera jouée pendant cinq ans, avant de faire l’objet d’un remake signé Frank Oz.min plante

A l’époque, Frank Oz est surtout connu pour son travail de marionnettiste sur des séries télévisées, la plus célèbre étant le Muppet Show. Il anime également la marionnette du petit maître Jedi Yoda, à laquelle il prête sa voix, depuis le deuxième film sorti en 1980 jusqu’au dernier en 2005. Frank Oz est également acteur, chez John Landis notamment (The Blues Brothers, Le loup-garou de Londres, Un fauteuil pour deux). La petite boutique des horreurs est son second long-métrage, après le film fantastique Dark Crystal sorti sur les écrans en 1982.

Synthèse parfaite de la comédie musicale et de la comédie horrifique, La petite boutique des horreurs réunit, dans des seconds rôles irrésistibles, une troupe d’acteurs incontournables dans les années 80 : James Belushi, John Candy, Christopher Guest, Bill Murray, Steve Martin.

Furieusement drôle et entraînant, délicieusement « eighties », La petite boutique des horreurs procure un plaisir cinématographique purement transgressif !

Séance le jeudi 24 septembre à 20h30 au cinéma Concorde.min rick


min ascenseurAscenseur pour l'échafaud

Réalisé par Louis Malle (1958), musique de Miles Davis, avec Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Lino Ventura. Durée 88 mn. Version restaurée en juin 2015.

Julien Tavernier pense avoir accompli un crime parfait : il a assassiné son patron avec l'aide de la femme de ce dernier, dont il est l'amant. Mais voulant effacer un indice compromettant qu'il a oublié sur les lieux du crime, il se retrouve bloqué dans l'ascenseur qui l'y ramène. Sa maîtresse et complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace. Entre-temps, un jeune livreur a volé la voiture de Julien pour épater sa petite amie...

Adapté du roman homonyme de Noël Calef, et réalisé sous la double influence de Robert Bresson et d’Alfred Hitchcock, Ascenseur pour l’échafaud marque le premier grand rôle dramatique de Jeanne Moreau. L’actrice sera à nouveau dirigée par Louis Malle dans Le feu follet, en 1963.

min davisGrand passionné de jazz, Louis Malle demanda à Miles Davis et à son quintet d’improviser l’accompagnement musical, pendant que défilaient en direct les séquences du film. Cette collaboration inédite fit couler beaucoup d’encre, engendrant une véritable littérature sur les conditions de mixage de la musique du film, devenue mythique. Le jazzman américain en acquit une notoriété nouvelle en Europe.

En plus de distiller un suspense et une atmosphère particuliers, l’œuvre s’intéresse également à la psychologie des rapports homme/femme. Elle fut récompensée par le prix Louis-Delluc 1957, et le Grand Prix du Disque 1958 de l’Académie Charles Cros. La bande originale fait l’objet de rééditions régulières, que s’arrachent les nombreux fans, mélomanes comme cinéphiles...

Séance le jeudi 22 octobre à 20h30 au cinéma Concorde.min jeanne


min ladyMy fair lady

Réalisé par George Cukor (1964), musique de Frederick Loewe, paroles de Alan Jay Lerner, avec Audrey Hepburn, Rex Harrison., Stanley Holloway. Durée 160 mn.

A Londres, au début du 20ème siècle, un éminent professeur de phonétique rencontre, près de Covent Garden, une fort jolie marchande de fleurs, dont il décide de faire une grande dame suite à un pari. Mais entre l’accent cockney et les manières rustres de la belle, le professeur va avoir bien du fil à retordre...

Adapté de la comédie musicale homonyme, elle-même inspirée de la pièce de George Bernard Shaw, Pygmalion (1914), My Fair Lady rafla trois Oscars en 1965 : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur (Rex Harrison).

Rex Harrison incarnait déjà sur les planches le personnage du professeur Henry Higgins, et il espérait reformer à l’écran le duo qu’il avait fait naître à Broadway avec Julie Andrews. Mais la Warner, qui avait dû débourser cinq millions de dollars pour obtenir les droits d’adaptation de la pièce, ne voulut pas prendre le risque de faire reposer une production à dix-sept millions sur les épaules d’une actrice de théâtre (la carrière cinématographique de la future Mary Poppins n’avait pas encore démarré). Le rôle de la fleuriste inculte Eliza Doolittle revint finalement à Audrey Hepburn, qui sut vaincre les réticences de Rex Harrison à travailler avec elle. Le film engrangea soixante-douze millions de dollars de recettes sur le sol américain...min seance

Hormis sur la chanson Just you wait, ce n’est pas la voix d’Audrey Hepburn que l’on entend sur les morceaux musicaux du film, mais celle de sa doublure Marni Noxon, les chansons n’ayant pas été adaptées au timbre de la comédienne.

Qu’importe : regarder My fair lady, c’est assister à une miraculeuse transformation, c’est voir le papillon sortir, souverain, de sa chrysalide. Car Eliza deviendra, bien sûr, la plus belle femme du monde, et donnera au passage une sévère leçon au professeur arrogant, célibataire et misogyne... Pour opérer cette métamorphose, la Warner dût payer le prix fort : mille costumes, dix-sept habilleuses, vingt-six maquilleuses, trente-cinq coiffeurs... Des étoffes, des plumes et des bijoux dignes d’un défilé de haute couture, créés par Cecil Beaton, déjà directeur artistique du spectacle à Broadway.

Sommet d’élégance, My fair lady reste le film le plus souvent associé au nom d’Audrey Hepburn.

Séance le jeudi 26 novembre à 20h30 au cinéma Concorde.min costume


min aguirreAguirre, la colère de Dieu

Réalisé par Werner Herzog (1972), musique de Popol Vuh, avec Klaus Kinski, Helena Rojo. Durée 93 mn.

En 1560, une troupe de conquistadors espagnols descend de la montagne à la recherche de l'Eldorado. Mais l'équipée s'enlise dans les marais. Une plus petite expédition est alors constituée, placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son second, Lope de Aguirre, qui devra reconnaître l'aval du fleuve sur des radeaux. Aguirre, aventurier ambitieux et brutal, manoeuvre habilement pour proposer à ses compagnons un nouveau chef, le falot Fernando de Guzman, promu solennellement "empereur du Pérou et de l'Eldorado"...

Tourné en six semaines à Cuzco au Pérou, avec un budget modeste de 360 000 dollars, Aguirre appartient à ces films entrés dans la légende du fait même de leurs conditions de tournage.

Première collaboration entre le cinéaste Werner Herzog et l’acteur Klaus Kinski (quatre autres suivront, jusqu’en 1987), le film faillit coûter la vie à plusieurs personnes... Kinski, écorché vif, hystérique sur le plateau, entretint dès le départ des relations houleuses et passionnelles avec Herzog, terrorisant les indiens à chaque fois qu’il se disputait avec le metteur en scène. Dès le deuxième jour de tournage, Kinski demanda à Herzog de renvoyer sans raison des membres de l’équipe. Ayant refusé, le réalisateur provoqua la colère de l’acteur qui menaça de quitter le plateau. Herzog menaça alors l’acteur à son tour, avec un revolver cette fois, avant de retourner l’arme contre lui...min herzog

Les passions humaines ne furent pas les seuls obstacles au tournage. L’équipe du film, évoluant tantôt sur des sentiers à flanc de montagne, tantôt sur des rapides extrêmement dangereux (attachée par des cordes aux radeaux !), ne bénéficia d’aucune sécurité particulière. Le cinéaste lui-même se retrouva bien souvent à la merci des vagues et des tourbillons, pendant qu’il improvisait sur place le tournage de chaque plan. Pour assurer un minimum de confort à son équipe, il fit tout de même construire un village, car il n’y en avait aucun à proximité des rapides servant de décors au tournage. 450 figurants furent embauchés sur place, et Herzog fit l’achat de... 400 singes, en prévision de l’une des scènes clés du film.

Composée par le groupe allemand Popol Vuh, la musique renforce le caractère hypnotique du film, comme un écho mystique au regard halluciné de Klaus Kinski. Le groupe composera par la suite six autre partitions pour Werner Herzog, pour des longs-métrages de fiction et des documentaires.

Séance le jeudi 28 janvier 2016 à 20h30 au cinéma Concorde.min kinski


Sélection Musique et Cinéma

 

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