Ce que nous révèle la mer...

Longtemps la mer a fasciné les hommes. Pour certains, elle prête à la rêverie, pour d’autres, elle est source de revenus, de vie, d’espoir.

Elle est source d’inspiration pour les artistes (peintres, musiciens, écrivains, dessinateurs), d’inquiétude pour les femmes de marins, de défi pour les sportifs et un fabuleux terrain de recherche pour les explorateurs.

meragiteeLa mer prend aussi ceux qui se montrent téméraires à son endroit : elle ne pardonne pas les erreurs. La mer, si elle est respectée sait se montrer généreuse ; elle dévoile alors des trésors insoupçonnés non pas matériels mais spirituels : des paysages indescriptibles. Elle est une palette émotionnelle, c’est un élément indomptable, qui passe du calme le plus plat à la furie la plus violente sans que jamais personne ne puisse la contrôler.

De grands marins en ont fait les frais : Alain Colas, Eric Tabarly et plus récemment Laurent Bourgnon.

La mer déchaîne les passions, les envies d’ailleurs, elle se fait provocante, désirable mais ne se laisse jamais dompter. Tout au plus on peut la surveiller de loin : les phares sont là pour veiller sur les marins.

Christine N.


Le Belem

On a souvent vu ce magnifique navire, fleuron de la marine française sur les manifestations de vieux gréements, mais qui connaît vraiment son histoire ?

Cette série BD s’inspire de l’histoire du Belem, dernier grand voilier de commerce français du 19ème siècle, il est l'un des plus anciens navires encore navigant au monde. L’auteur, Eric Adam, utilise des éléments historiques et y ajoute des personnages, faisant naître une belle fiction Dans le premier volume, nous découvrons la première traversée de ce voilier, dont les illustrations par Jean-Yves Delitte, (peintre officiel de la Marine en Belgique) et le plan sont minutieusement détaillés. L’alternance de fonds noirs ou blancs et les couleurs contribuent à donner une atmosphère particulière à cette série. La saga « Belem » se lit comme une aventure ponctuée de multiples rebondissements. Nous partageons le rude quotidien des matelots aux temps héroïques de la marine à voile.

min belem1Belem, tome 1 : Le temps des naufrageurs / Delitte

Dans ce premier volume, nous assistons à la première traversée du Belem. Le 31 juillet 1896, il effectue un voyage à destination du cap Montevideo pour le compte de la chocolaterie Meunier. Au cours de cette expédition, un incendie à bord provoque la révolte de l’équipage qui se heurte à l’intransigeance du vieux capitaine.

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min belem2Belem, tome 2 : Enfer en Martinique / Delitte

8 mai 1902 : la Montagne Pelée explose. Saint Pierre et ses 40 000 habitants sont rayés de la carte. Des nombreux voiliers sur rade, seuls un trois-mâts italien et le Belem échappent au désastre. Mars 1902, Julien Chavelon, capitaine du Belem se réjouit : il appareille pour la Martinique : cette île si accueillante ! A l’arrivée et à Saint-Pierre, constatant avec agacement que son poste habituel est déjà pris, il est contraint d’aller mouiller dans le port du Robert sur la côte est de l’île... La suite est à découvrir en lisant ce deuxième tome.

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belem3Belem, tome 3 : Le yacht du bagne / Delitte

Escale en Guyane pour le Belem. Nous poursuivons notre voyage à bord du célèbre voilier. Désormais propriété des armements Demange au surnom surprenant de « Maison Patate », le Belem mouille du côté de la Guyane, où il approvisionne, pour le compte du gouvernement français, le bagne de Cayenne. Un voyage pas tout à fait comme les autres. Le danger y est présent partout, tout comme la misère. Le dessinateur Jean-Yves Delitte est, dans ce troisième volume, transporté par son art, il reconstitue en toile de fond des aventures du fameux Belem, un fabuleux décor tant historique que naturel.

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Pour découvrir le Belem grandeur nature

 

Magellan

“L’église dit que la terre est plate, mais j’ai vu l’ombre sur la lune et j’ai plus foi en l’ombre qu’en l’église.” Cette citation de Magellan résume parfaitement la volonté de l’explorateur de mener à bien son projet de tour du monde. Issu d’une famille de petite noblesse, on sait peu de choses le concernant. En 1505, il participe à l'expédition vers les Indes orientales de Francisco de Almeida, le futur vice-roi des possessions portugaises.

magellanMagellan : Jusqu’au bout du monde / Orenge, Verguet

Alors que l'Amérique vient d'être découverte, que le Pape a divisé le monde entre Espagnols et Portugais, et que beaucoup pensent encore que la terre est plate et suffisamment connue, un homme va imaginer qu'il est possible, en partant vers l'Ouest, de revenir par l'Est. Magellan est pourtant prêt à renier son pays, laisser amis et amour derrière lui, lutter seul contre tous, affronter mutineries, traîtrises, mers déchaînées, faim et maladies meurtrières pour démontrer la justesse de ses idées : effectuer le premier tour du monde. Mais Magellan sait aussi qu'il devra aller jusqu'au sacrifice ultime pour que son rêve se réalise et que jamais son nom ne soit oublié... Les grands explorateurs ont toujours repoussé les limites de notre monde et des connaissances.

Grâce aux illustrations de Bastien Orenge et Thomas Verguet et au scénario de Christian Clot, nous suivons le périple du fabuleux explorateur qu’était Magellan. Profondément fidèles à la vérité historique, bien que la vie de Magellan comporte quelques zones d’ombre, les auteurs ont su retranscrire l’atmosphère de l’époque, ses contradictions, ses exaltations. Les dessins sont fidèles à la réalité, les détails multiples et l’on se retrouve plongés au cœur de l’histoire avec un grand H. La soif de découverte de Magellan nous contamine, nous pousse à consulter le dossier historique sur lequel se sont basés les trois auteurs, et d’en apprendre un peu plus sur cette époque.

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Les Terre-neuvas

Les Terre-neuvas sont les pêcheurs qui, du XVIe siècle au XXe siècle, partaient chaque année des côtes européennes pour pêcher la morue sur les grands bancs de Terre-Neuve, au large du Canada. Ces pêcheurs étaient majoritairement français mais également basques, espagnols, portugais et anglais. Cette pêche a pris fin à cause de la raréfaction du poisson à la fin du XXe siècle due à la surpêche.

terreneuvasTerre-neuvas /Chabouté

Terre-neuvas raconte l’expédition de la goélette Marie-Jeanne, partie en 1913 pêcher la morue au large de Terre-Neuve. Mais le poisson ne sera pas au rendez-vous, et le voyage va tourner au drame.

Nous sommes en 1913, à bord de la Marie-Jeanne, sur laquelle ont embarqué, pour plusieurs mois, une vingtaine de marins et moussaillons, tous plus ou moins novices, en direction de Terre-Neuve. Car, parmi tous ces hommes, il y a un tout petit nouveau qui a dû quitter les champs et que la pêche à la morue ne semble pas attirer plus que cela. Il va être maltraité et chahuté par ses compagnons de voyage, qui le surnommeront le Boueux. Mais tous sont logés à la même enseigne, à savoir la tempête qui s'abat bientôt sur eux, une pêche plus ou moins abondante et des railleries de toutes parts. Des tensions règnent à bord de ce bateau : les conditions de vie sont très dures, le capitaine, un brin penché sur la bouteille, ne pense qu'au profit, son second espère récupérer sa place et la pêche s'amenuise. Le comble survient lorsqu'un cadavre est retrouvé à bord. Qui, parmi ces compagnons de voyage, a pu faire un tel geste et pourquoi?

Un thriller doublé d’une description passionnante de la vie quotidienne des « forçats de la mer » mené par Christophe Chabouté. Cet éternel habitué du noir et blanc dépeint dans cet album avec brio les conditions de vie très dures sur les bateaux, sans oublier les scènes de tempêtes d’un réalisme à vous donner le mal de mer. La tension est palpable tout au long de l’album et Chabouté se fait un malin plaisir à tirer les ficelles de ce polar maritime, et sans faire de mauvais jeu de mots « nous mener en bateau »...

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lamerdebussyLa Mer / Debussy

Claude Debussy est un compositeur français, né le 22 août 1862 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 25 mars 1918 à Paris. Il pose en 1894 avec "Prélude à l'après-midi d'un faune" le premier jalon de la musique moderne, et place son œuvre sous le sceau de l'avant-garde musicale.

Avec La Mer, il renouvelle la forme symphonique, et l’on pourrait qualifier sa musique de descriptive, tout aussi bien qu’impressionniste, étiquette qu’il n’a jamais acceptée. Sa musique accorde une place de choix à la couleur et aux timbres instrumentaux. « La musique doit humblement chercher à faire plaisir, l'extrême complication est le contraire de l'art », chose qu’il s’applique à faire à travers chacune de ses œuvres.

La version du Brussels Philhamonics dirigée par Michel Tabachnik permet à notre esprit de vagabonder au gré de notes évoquant des « Jeux de vagues » tout autant qu’un dialogue entre le vent et la mer. L’ensemble fait montre d’une grande maîtrise orchestrale où cuivres et vents se mélangent avec vivacité et caractère, évoquant ainsi une « Mer » tempétueuse et agitée.

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Eric Tabarly

Éric Tabarly est un navigateur français, né le 24 juillet 1931 à Nantes et mort le 13 juin 1998 à la suite d'une chute à la mer, il a toujours refuser de porter un harnais sur son bateau. Officier marinier pilote de l'aéronautique navale, puis officier de marine jusqu’au grade de capitaine de vaisseau, il se passionne très tôt pour la course au large et remporte plusieurs courses océaniques telle l'Ostar en 1964 et 1976, mettant fin à la domination anglaise dans cette spécialité. Il forme toute une génération de coureurs océaniques et contribue par ses victoires au développement des activités nautiques en Bretagne et en France. Bien que très attaché à son vieux Pen Duick de 1898, il joue également un rôle de pionnier dans le développement du multicoque en concevant son trimaran Pen Duick IV (1968), un des tout premiers multicoques de course au large, confirmant la suprématie de ce type de bateau sur les monocoques.

tabarlyTabarly / Queffélec

Cette biographie de Yann Queffélec consacrée au prestigieux marin se lit de la même manière que l’on déguste un plateau de fruits de mer : avec délice. L’auteur aborde l’enfance d’Eric Tabarly comme si c’était la sienne en raison de leurs similitudes. Yann Queffélec a rencontré Eric bien avant que ce dernier ne soit célèbre. Les historiens n’y trouveront pas leur compte mais les amoureux de la plaisance des années soixante à quatre vingt prendront un bain de jouvence, puisqu’y figurent en bonne place les mythes et idoles de l’époque (Moitessier, Chichester...).

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Olivier de Kersauson

« Homme libre, toujours tu chériras la mer » cette citation de Charles Baudelaire s’applique bien à cet homme, ce marin que rien n’impressionne. En 1967, il effectue son service militaire dans un régiment de parachutistes d'infanterie de marine où il est affecté sur la goélette Pen Duick III à la demande d'Éric Tabarly, qu'il considère par la suite comme son « maître ». Il terminera au grade de quartier-maître. Dès lors, il devient l’un des équipiers favoris de Tabarly, puis même, sera le second à bord de plusieurs Pen Duick, apprécié pour « sa force digne d’Hercule, son engagement et son humour », selon Tabarly. Humour qu’il a longtemps mis au service de l’émission les « Grosses Têtes ». Son surnom de l’Amiral lui va comme un gant et il n’a de cesse de courir les océans, de remporter des victoires, entre autre le Trophée Jules Verne  (défi nautique qui récompense le tour du monde à la voile le plus rapide réalisé en équipage, sans escale et sans assistance) en 1997 puis en 2004. L’homme au demeurant peut paraître bourru : il ne boude pas ses semblables, il les fuit préférant la solitude des océans à la solitude au milieu des hommes.

kersausonLe monde comme il me parle / O. De Kersauson

Dans ce deuxième opus de ses réflexions sur le monde et les océans, Olivier de Kersauson se livre tout en pudeur et en retenue sur ses combats face à la mer, sa recherche de l’émotion. Avec ce livre, nous prenons l’air du large, comme si la mer pouvait nous nettoyer de tout ce qu’il y a de complexe à terre. Nous voyageons dans un univers parallèle, empreint de poésie et d’humour se mêlant toutefois à une grande sensibilité. Nous découvrons une part de son intimité, celle qu'il veut bien nous livrer. Même si l’homme dérange parfois par son côté « grande gueule », il nous réserve bien des surprises en nous dévoilant une partie de sa face cachée.

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Les Phares

Les phares, considérés comme sentinelles des mers, ont toujours fasciné. Gardiens de la vie des marins, ils se dressent au milieu de la mer, ou à terre afin de les guider pour rentrer à «bon port».

pharesdefranceL’Histoire de tous les phares de France / Francis Drayer

Il s’agit d’un inventaire exhaustif des phares de France réalisé par l’auteur dans le cadre d’une mission de recherche demandée par la Ministère de l’Équipement et le Ministère de la Culture.

Les phares modernes sont présents sur notre littoral depuis plus de trois cents ans. Ils sont, pour le profane, des éléments fixes, immuables, éternels. En fait, il s'agit d'appareils complexes et vivants, d'outils au service de la signalisation maritime. Chacun possède une histoire presque unique. Ce livre exceptionnel décrit la vie de chaque bâtiment grâce à un historique illustré de très nombreuses photographies anciennes. Il met au jour l'ensemble des modifications des appareils, depuis leur naissance jusqu'à aujourd'hui.
De nombreuses photos panoramiques permettent de voir l'intérieur de certains phares comme jamais ils n'ont été montrés.

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grandbleuLe Grand Bleu / Luc Besson

Jacques Mayol et Enzo Molinari se connaissent depuis l'enfance, dans les années 1960. Ils ont grandi ensemble en Grèce et partagent depuis toujours leur passion pour la mer. Mais à la suite de l'accident au cours d'une plongée et du décès de son père, Jacques revient en France. Vingt ans ont passé, mais la rivalité entre les deux hommes existe toujours. Le championnat du monde d'apnée No Limit à Taormina en Sicile à la fin des années 1980 est l'occasion pour les deux hommes de se retrouver et d'explorer un monde que personne ne connaît aussi bien qu'eux.

Ce film, réalisé par Luc Besson est sorti en 1988, est librement inspiré des vies de Jacques Mayol et Enzo Maiorca, célèbres champions de plongée en apnée. Il avait dans un premier temps été mal accueilli par la critique, et en partie sifflé lors de la présentation au festival de Cannes de cette même année. Cependant il obtient un succès public considérable notamment auprès des adolescents et restera comme un film emblématique.

Grâce à la magie de son impeccable casting, à la maestria de sa réalisation et à la beauté des images, l’œuvre nous emporte encore aujourd’hui dans un tourbillon de sensations fortes et de sentiments à la pureté revigorante. Indéniablement naïve dans son propos, l’histoire peut se voir comme une rêverie poétique sur l’impossibilité de faire table rase du passé. La bande son, concoctée par Eric Serra (quatrième collaboration avec Luc Besson), a magistralement habillé ce long métrage et obtenu un succès identique à celui-ci. Le chant des baleines composé par Eric Serra, complainte mélancolique et électronique, a contribué à rehausser le bleu de la mer omniprésent

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