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min cowboysUn drame familial avec François Damiens, Finnegan Oldfield, John C. Reilly (2015)

François Damiens, digne héritier de John Wayne ?

Une grande prairie, un rassemblement country western quelque part dans l’est de la France. Alain est l’un des piliers de cette communauté. Il danse avec Kelly, sa fille de 16 ans, sous l’oeil attendri de sa femme et de leur jeune fils Kid. Mais ce jour là Kelly disparaît. La vie de la famille s’effondre. Alain n’aura alors de cesse que de chercher sa fille, au prix de l’amour des siens et de tout ce qu’il possédait. Le voilà projeté dans le fracas du monde. Un monde en plein bouleversement où son seul soutien sera désormais Kid, son fils, qui lui a sacrifié sa jeunesse, et qu’il traîne avec lui dans cette quête sans fin...

Thomas Bidegain, scénariste des trois derniers films de Jacques Audiard (Un prophète, De rouille et d’os, Dheepan), réalise son premier long métrage. Les Cowboys s’ouvre sur une belle scène d’immersion dans la communauté country. En quelques plans apparaissent les liens, très forts, qui vont être à la base de cette histoire : un père fou de sa fille, qui elle, est déjà ailleurs. La disparition de cette dernière laisse entrevoir un thriller « classique », il n’en sera rien. Le film surprend, par deux aspects essentiellement : d’abord le traitement du temps. Commencé en 1994, le récit s’étend sur une vingtaine d’années, nourri par de nombreuses ellipses. Ensuite par le (brutal) changement de point de vue, lorsque le fils poursuit la quête entamée par le père.

Thomas Bidegain ancre ses personnages à la vie simple dans la grande Histoire, les confronte aux bouleversements du 21ème siècle et à ses fracas. Les changements de décors extravagants, des autoroutes désertes de Belgique la nuit aux paysages grandioses du Pakistan, confèrent peu à peu au film la force d’une grande fresque romanesque.

Pour achever de surprendre, le cinéaste a confié la BO du film... au chanteur Raphaël. Et il s’est chargé lui-même de l’interprétation du générique de fin, une subtile et émouvante reprise de Smalltown Boy, de Bronski Beat.

Etonnant jusqu’au bout...

Aline B.

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