Mon compte

Identification OPAC

Mes recherches

A partir d'ici, vous pouvez lancer directement une recherche dans le catalogue

Aide

min nuitLa nuit des morts vivants (Night of the living Dead, 1968), avec Judith O'Dea, Duane Jones

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : "Ils arrivent pour te chercher, Barbara".
La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s'approche de Barbara puis attaque Johnny, qui est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison de campagne. Elle y trouve Ben, ainsi que d'autres fugitifs. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle : des morts reviennent pour s'attaquer aux vivants...

Coup d’essai, coup de maître. Produit par Image Ten Productions, la société qu’a fondée Romero avec ses amis, ce film pose d’emblée les fondements du genre, qui feront le succès de la saga : les zombies, autrefois humains hypnotisés, deviennent des morts sortis de leur tombe. Leur principale caractéristique est la lenteur. Si cette base évoluera dans les films suivants, elle s’avère au départ un habile dispositif qui permet d’étirer les scènes, et donc le suspense. Surtout, derrière le suspense, le message politique, indissociable de toute l’œuvre du cinéaste. Ici, Romero a l’audace de donner le rôle principal de son film à un Afro-Américain, en proie bien évidemment au racisme de ses congénères humains. Mais le réalisateur va plus loin encore. A travers la célèbre scène de la cave montrant une enfant tentant de dévorer sa propre mère, c’est tout le poids des valeurs de la société traditionnelle qu’il remet en cause.

L’ajout de commentaire n’est pas autorisé, vous devez vous connecter