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min bonheurUn docu-fiction avec Laure Calamy... et Raël ! (2017)

Joyeux Raël à tous !

Bien décidées à trouver l’âme soeur, Lily et Dominique partent sous le soleil de Croatie au summer camp annuel organisé par Raël. Entre ateliers d’éveil, méditation et quête du bonheur, les deux jeunes femmes se disputent les faveurs d’un chanteur à succès...

La Japonaise Kaori Kinoshita et le Français Alain Della Negra travaillent ensemble depuis une dizaine d’années. Ils puisent la matière première de leurs œuvres (expos, vidéos, films) dans ce qu’on pourrait appeler la « solitude contemporaine », ce qui les amène à explorer le monde des communautés (notamment virtuelles, autour des jeux vidéo, jeux de rôles et d’internet). Ici, il s’agit d’une communauté bien réelle : celle des raëliens, qui se réunissent une fois par an sur chaque continent lors des « Universités du Bonheur » où quelques centaines de participants se côtoient pendant une semaine.

Les premières minutes surprennent d’emblée. Non, il ne s’agit pas d’une comédie au second voire troisième degré, ni d’une immersion façon « Strip Tease » ou « Groland » dans un mouvement classé comme secte depuis 1995. Ce n’est pas non plus un rapport à charge, ni un réquisitoire contre le mouvement. Accuser, montrer du doigt ou même ironiser sur le sujet aurait été facile. Mais ce n’est pas ce qui intéressait les réalisateurs. Leur approche documentaire se montre même plutôt bienveillante. Un soupçon de fiction est introduit par quelques comédiens (dont l’épatante Laure Calamy) qui se sont prêtés à un jeu déroutant : se mêler aux « vrais » membres du séminaire et participer avec eux aux divers ateliers proposés tout au long de la semaine. Raël en personne se montre à deux reprises, lors d’interventions via Skype qui laissent l’assemblée béate…

En essayant de coller au plus près des motivations très diverses les unes et des autres, le film va au-delà du credo « Rire, orgasme et méditation », et montre simplement des personnes soucieuses de mieux se connaître elles-mêmes, de mieux s’accepter pour mieux s’ouvrir aux autres. Une démarche curieuse donc, ni franchement documentaire, ni purement fictionnelle, qui nous interroge sur notre propre capacité d’ouverture d’esprit… Que le sujet nous intéresse ou pas, nous touche ou pas, nous pouvons saluer la qualité première de ce film : ne pas obliger le spectateur à trancher, juger, se positionner…. Juste lui permettre de regarder !

Aline B.

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