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min mecaniqueUn thriller avec François Cluzet, Denis Podalydès, Sami Bouajila, Simon Abkarian (2017)

Savez-vous vraiment pour qui vous travaillez ?

Deux ans après un burn out, Duval est toujours au chômage. Contacté par un homme d’affaire énigmatique, il se voit proposer un travail simple et bien rémunéré : retranscrire des écoutes téléphoniques. Aux abois financièrement, Duval accepte sans s’interroger sur la finalité de l’organisation qui l’emploie. Précipité au cœur d’un complot politique, il doit affronter la mécanique brutale du monde souterrain des services secrets...

L’ombre de Hitchcock plane sur ce thriller bien ficelé à l’atmosphère sombre et envoûtante.

Le « héros », cet homme ordinaire, alcoolique en voie de rémission, n’aspire qu’à une vie simple et sans problèmes, lorsqu’il se retrouve parachuté malgré lui dans un univers à des années lumières du sien. La caméra s’attarde sur lui comme pour en faire un animal traqué, pris au piège, en plans fixes et serrés. Qu’il soit assis à son bureau en plein « travail », rideaux fermés, ou attablé dans sa cuisine à assembler les morceaux d’un puzzle, le cadre de son champ d’action est toujours le même, et semble irrémédiablement limité et fermé… Nulle échappée possible ? Et qui est donc cette mystérieuse jeune femme, apparue soudainement aux réunions d’alcooliques anonymes, et qui manifeste une curiosité à peine masquée pour les activités de Duval ? Et pour qui travaille Clément, le patron fantôme de Duval ?

La musique de Grégoire Auger contribue à installer une atmosphère forte, oppressante. Les rôles secondaires (Denis Podalydès, Sami Bouajila, Simon Abkarian, Alba Rohrwacher), sont tous solides et convaincants. Mais la vraie (bonne) surprise, c’est François Cluzet. Ce rôle tout en retenue et sobriété, ce personnage d’homme taiseux, lui offrent paradoxalement l’occasion d’une prestation lumineuse. Son visage captive : on y voit passer mille émotions, au point qu’on a l’impression de le voir constamment changer sous nos yeux… Du premier au dernier plan, cette mécanique bien rôdée accomplit parfaitement sa mission : tenir le spectateur en haleine !

Aline B.

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