Mon compte

Identification OPAC

Mes recherches

A partir d'ici, vous pouvez lancer directement une recherche dans le catalogue

Aide

min seyahatnameOuvrons les portes de la perception (Doublemoon Records, 2017)

Il était une fois dans la ville d'Istanbul, en 1997, un jeune joueur de Ney.

Le Ney était une longue flûte en roseau dont les notes étaient aussi douces qu'une soierie byzantine.

Ce jeune musicien avait pour nom, Arkin Allen, mais tout le monde l'appelait Mercan Dede. Ca désigne en turc, un haut dignitaire soufi.
Il avait une drôle d'allure, imaginez donc un jeune homme au crâne rasé, le visage émacié décoré de multiples piercings et un tatouage autour du cou.
Ce jeune mystique proposait à qui voulait le suivre, un mélange enivrant de soufisme et de musique électronique. Il suffisait d'une écoute pour succomber à la transe!!!
Emerveillé par la flute persane, l'auditeur perdait peu à peu ses repères, plus rien n'avait d'importance à ses yeux.
Hypnotisé par les percussions du bendir ou des tablas, son seul souhait était de retourner dans son cocon et de rêver. Ainsi, sa conscience se promenait dans un monde onirique fait de soufis, de gitans et de musiciens merveilleux.
Mercan Dede ne proposait pas de dogme, son message était universel, une porte vers la méditation, comme la brume s'évapore pour laisser la place au soleil, la musique doucement s'échappe!!!
Hagard, l'auditeur sort de son mutisme et se réveille au monde qui l'entoure tel un nouveau né, le regard inquiet.

Remis de ses émotions, il cherche du regard, le jeune homme aux contours filiformes. Dans la brume du matin, déjà disparaît le joueur de flûte...A bientôt Mercan!

Aujourd'hui encore, une douce mélodie partage les rêves de ceux qui ont croisés sa route.

 
Nicolas L.