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PhiladelphiaAvec Tom Hanks, Denzel Washington, Jason Robards...  (Tristar Pictures, 1994)

L'un des premiers films à aborder frontalement le thème de l’homosexualité, de l’homophobie et du Sida au cinéma.

Andrew Beckett est un brillant avocat. Il est homosexuel. Son début de carrière dans le cabinet de Charles Wheeler et associés, un des plus grands cabinets d'avocats de Philadelphie (Pennsylvanie), est prometteur. Il est adulé par son milieu, et rien ne semble pouvoir ralentir son ascension, mais, un jour, il est licencié pour faute professionnelle. Andrew pense qu'il a été chassé parce qu'il a le SIDA, et décide d'attaquer le cabinet pour licenciement abusif. Il est aidé de Joe Miller, avocat noir et initialement homophobe. Il gagne son procès et meurt peu après. Il obtient 143 000 $ pour indemnités de licenciement et arriérés de salaire, 100 000 $ pour les humiliations et souffrances morales et plus de 4 millions de dollars en réparation du préjudice subi.

Philadelphia sorti en 1994 en France, réalisé par Jonathan Demme est l’un des premiers films grand public à aborder frontalement le thème de l’homosexualité, de l’homophobie et du Sida au cinéma. Il a ouvert grand les portes de l’information sur cette maladie et pointé du doigt les comportements intolérants

Ce film est largement inspiré de la vie de Geoffrey Bowers, avocat licencié par le cabinet Baker McKenzie et décédé en 1987 et du cas d'un autre avocat, Clarence B. Cain, de Philadelphie, séropositif abusivement licencié par Hyatt Legal Services, firme du célèbre avocat et homme d'affaires Joel Hyatt. Celle-ci avait été condamnée en 1990 à verser la somme de 157 000 $.

L’interprétation de Tom Hanks magistrale et émouvante lui permet de gagner son premier Oscar du meilleur acteur pour son rôle d'Andrew Becket, alors que le titre de Bruce Springsteen, « Streets of Philadelphia », reçoit l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1994 ainsi que le Grammy Award de la chanson de l'année en 1995.

Philadelphia est sans aucun doute le plus militant des films consacrés au SIDA. Véritable plaidoyer pour la tolérance envers les victimes du Sida et contre la discrimination, il a permis de faire reculer la discrimination vis-à-vis des séropositifs. Il marqua les consciences et laissa quelques traces dans les milieux dits « bien pensants ».

Christine N.

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