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les passeurs de livresLivre documentaire (Seuil, 2017)

A l'occasion de la journée mondiale du droit d'accès à l'information, découvrez ce témoignage fort qui interpelle sur le vrai pouvoir du livre.

De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

Delphine Minoui est grande reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak, elle sillonne le monde arabo-musulman depuis 20 ans. Après Téhéran, Beyrouth et Le Caire, elle vit aujourd'hui à Istanbul, où elle continue à suivre de près l’actualité syrienne.

Ce témoignage, fort, nous interpelle sur le vrai pouvoir des livres : celui de l’instruction, de l’information et du rempart qu’ils peuvent former contre la déshumanisation, l’autoritarisme.
Il n’y a pas de mots pour qualifier cet acte de bravoure qu’ont commis Ahmad, Shadi, Hussam, Abou Malek et d'Ustez (surnommé "le professeur) , cette porte qu’ils ont ouverte pour permettre à d’autres d’oublier un temps l’horreur de la guerre.

Au feu des armes, ils ont opposé celui de la littérature. A la violence ils ont répondu par la culture, envoyant un magnifique message d’espoir pour la paix.

Un récit bouleversant qui nous pousse à nous interroger sur notre propre condition et nous ramène à l’essentiel : la liberté dont nous disposons est un bien très précieux.

Christine N.

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