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min unefamillesyriennedvdDrame avec Hiam Abbass, Juliette Navis et Diamand Bou Abboud (2017)

24h dans le quotidien d'une famille syrienne. « Laisse le monde dehors, il ne vaut plus rien »

Le film commence par cette réplique choque et révalatrice d'une guerre qui a tout emporté..

Dans la Syrie en guerre, de nombreuses familles sont restées piégées par les bombardements. Parmi elles, Oum Yazan  (Hiam Abbass) mère de deux petites filles et d’un fils. Ils vivent dans leur appartement avec leur beau-père et leur domestique Delhani (Juliette Navis). Malgré le danger, ils recueillent Halima, leur voisine (Diamand Bou Abboud)  et  maman d'un nouveau-né. Courageusement, ils s’organisent au jour le jour pour continuer à vivre.

Dehors, la violence est partout. Cette violence, on ne la voit pas, on l’entend. Le réalisateur a choisi de montrer la guerre hors champ. En effet, elle est présente tout au long du film. On entend les explosions des bombes, le tir des combattants, les survols d’hélicoptères…

La caméra est installée au cœur de l’appartement et suit les différents protagonistes le temps d’une journée. Le spectateur est aussi piégé dans cet espace réduit et cela crée un sentiment d’étouffement et de peur. C’est la peur qui domine. La peur qu’une bombe tombe sur l’appartement, la peur qu’un sniper ne tire à travers les fenêtres, la peur que des combattants envahissent le lieu de vie.  A chaque bruit on sursaute, la tension est palpable et lorsque deux hommes font irruption par la fenêtre du balcon, tout vacille…

Dans ce huis-clos, chaque membre de la famille doit faire face à la promiscuité, aux privations, au rationnement et à la corvée de provisions d’eau. Oum Yazan en mère courage tente de préserver sa famille et de vivre le plus « normalement » possible. Attention certains scènes sont suceptibles de heurter la sensibilité des jeunes spectacteurs. Un film à réserver aux plus de 12 ans.

Philippe Van Leeuw  parvient à donner une dimension universelle à la guerre de Syrie. En effet, les combats pourraient très bien se passer dans un autre pays, sur un autre continent Nous n’avons pas d’indication sur le lieu des combats.

Dans Le jour où Dieu est parti en voyage, sorti en 2008, Philippe Van Leeuw  évoquait le génocide du Rwanda. Avec une famille syrienne, c’est le quotidien en Syrie et les ravages de la guerre sur les civils qu’il souhaite nous faire partager. Face à l'impossibilité de tourner en Syrie, il s'est rendu à Beyrouth, au Liban.

Le film a été récompensé plusieurs fois :

  • Berlinale 2017 : Prix du Public de la section Panorama1
  • Berlinale 2017 : Label Europa Cinemas2
  • Festival du film francophone d'Angoulême 2017 :
    • Valois de la mise en scène
    • Valois de la meilleure actrice pour Hiam Abbass
    • Valois du public
  • Magritte du cinéma 2018 :
    • meilleur film
    • meilleur réalisateur
    • meilleur scénario original ou adaptation
    • meilleure image
    • meilleur son
    • meilleure musique originale
  • Prix Lumières 2018 : Meilleur film francophone pour Philippe Van Leeuw

Anne-Sophie C.

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