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min estherUne série animée réalisée par Riad Sattouf, d'après sa bande dessinée (2018)

Un album par an, une saison animée par an : voici Esther de 10 à 18 ans...

Esther, une fillette de 10 ans, partage son quotidien entre son école, ses amis, sa famille, ses idoles. Ce qu’elle ne dit pas à ses parents, elle le raconte à ce journal intime, tour à tour drôle et émouvant, tendre et cruel, véritable portrait de la jeunesse d’aujourd’hui et miroir de notre société…

Cette série animée, diffusée pour la première fois le 3 septembre dernier sur Canal+, est l’adaptation ultra fidèle de la bande dessinée du même nom de Riad Sattouf. Trois albums, vendus à plus de 350 000 exemplaires, ont été publiés à ce jour, au rythme de un par an, chacun suivant la jeune Esther dans son quotidien, au gré de ses anniversaires, entre famille et collège. La série démarre, comme le premier album, alors qu’Esther s’apprête à fêter ses 10 ans. 

Passer des bulles à l’écran n’était pas chose facile. Le projet, initié par le studio Folimage, a été validé par Riad Sattouf à la condition suivante : qu’il en soit lui-même co réalisateur. Perfectionniste, soucieux de ne pas trahir son « bébé », Riad Sattouf a supervisé tous les aspects de l’adaptation, notamment le casting ( il a choisi les comédiens et comédiennes qui prêtent leur voix aux personnages, et double lui-même le papa d’Esther ), et la musique ( il a composé le générique et supervisé la trame sonore de chaque épisode ! ).

Chacun des 50 épisodes de cette première saison reprend, en 2 minutes 30, une planche de la BD originelle. Les couleurs, dialogues, le découpage : tout est parfaitement conforme à la BD. Aussi le lecteur qui découvrirait la série pourrait penser ne pas être surpris… mais le pari est parfaitement réussi ! Avec son rythme enlevé, ses dialogues comme pris sur le vif, l’animation restitue à merveille l’univers de la jeune Esther, sans mièvrerie ni fausse naïveté. Il faut dire que ces tranches de vie, parfois drôles, jamais édulcorées, ont été croquées par une « vraie » Esther, la fille d’un couple d’amis de Riad Sattouf, qui chaque semaine a confié à l’artiste ses obsessions : Tal et Beyoncé, l’IPhone 6, son père adoré, son frère abruti, la pizza 3 fromages, Mitchell le souffre-douleur du collège, la fin du Père Noël, ses BFF (comprenez "Best Friend Forever"), Raiponce et les garçons… Ses questions aussi. Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, Esther se demande :  « Je sais pas trop pourquoi ils font ça. On m’a dit que les terroristes sont contents de mourir parce qu’ils croient que des femmes les attendent au paradis pour leur faire à manger »… 

Esther, la vraie, a « adoré le résultat final » ». Riad Sattouf, lui, s’il n’en était pas à sa première expérience de réalisation (Les beaux gosses en 2009, Jacky au royaume des filles en 2014), a reconnu que l’animation était un univers très différent, plus lourd et compliqué techniquement, que celui du cinéma. Mais rassurez-vous : nous ne devrions pas quitter Esther avant… ses 18 ans !

Aline B.

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