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min burnUn thriller/film d'action avec François Civil, Olivier Rabourdin, Manon Azem (2018)

Les lendemains de fêtes sont durs ? Vous êtes au bord du KO, de la rupture ? Voici un cocktail vitaminé sans risque pour la santé !

Tête brûlée, accro aux sensations fortes, Tony ne vit que pour une chose : devenir pilote professionnel de moto superbike. Jusqu'au jour où il découvre que la mère de son fils est liée à la pègre manouche. Seule issue pour la sortir de cet engrenage : mettre ses talents au service des truands. Pilote de circuit le jour, go-faster la nuit, Tony est plongé dans une spirale infernale qui le mène au bord de la rupture…

Sur la jaquette, le scénario de ce Burn out promet un énième film d’action sur fond de romance… ou l’inverse d’ailleurs : un héros amoureux chevauche sa bécane pour sauver sa princesse des griffes des méchants trafiquants. Oui, il y a bien le scénario, mais il y a l’art et la manière de raconter… Yann Gozlan, réalisateur des excellents Captifs (2010) et Un homme idéal (2015), maîtrise de toute évidence cet art. Lui-même grand amateur de films de genre, il en connaît les ficelles, sait ce qui marche, et communique son plaisir de spectateur dans les films qu’il réalise. En adaptant librement le roman de Jérémie Guez, Balancé dans les cordes, Yann Gozlan nous invite à une immersion jouissive dans le film de genre. C’est à travers les yeux de Tony, héros un brin naïf pris dans la tourmente malgré lui, que le spectateur découvre et pénètre cet univers inconnu, plein de mystère et de dangers, univers qu’il vaut mieux bien sûr ne connaître qu’au cinéma ! Nous voici donc dans les arcanes du trafic de drogue made in banlieue : ses codes, sa hiérarchie, ses clans, sa cité, ses entrepôts désaffectés, ses bars PMU glauques et ses tronches mal rasées (excellent Olivier Rabourdin dans le rôle du boss manouche).

Alors oui, le spectateur connaît cet univers, il n’empêche : pourquoi bouder son plaisir ? Grisant de bout en bout, Burn out nous entraîne aussi dans un autre univers hautement cinématographique et ultra codifié, celui du superbike et des grosses cylindrées. L’occasion pour la caméra de coller Tony au plus près, pendant l’entraînement « officiel » avec sa team le jour, et lors des « go fast » ultra tendus entre la France et les Pays-Bas, la nuit. Rythme cardiaque qui s’accélère, transpiration, vue altérée, manque de sommeil et hallucinations… La mise en scène injecte au thriller une bonne dose d’adrénaline, car la vitesse, semble-t-il, agit sur notre héros plus puissamment qu’un shoot d’héroïne… 

On songe parfois à Drive, de Nicolas Winding Refn (un héros taiseux et ses virées nocturnes sur fond de musique électro), mais plus encore à Un prophète de Jacques Audiard. Petit frère de cinéma de Tahar Rahim, François Civil prête à Tony, son personnage, une carrure butée, un visage mutique, entre innocence enfantine et violence à peine contenue. Sur le thème éternel du loser, du petit gars parti de rien à qui le destin offre sa revanche, Burn out est un pur plaisir cinématographique, à consommer sans modération… Bim, l’année commence bien !

Aline B.

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