Mon compte

Connexion

Mes recherches

A partir d'ici, vous pouvez lancer directement une recherche dans le catalogue

Aide

min gardeun thriller avec Léa Drucker et Denis Ménochet (2018)

Dix récompenses pour Jusqu'à la garde, dont quatre César... On en parle ?

Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive...

Une fois n’est pas coutume : cette chronique n’est pas un coup de cœur… Sans doute la déception est-elle à la hauteur de l’attente, car sur le papier, Jusqu’à la garde avait tout pour séduire : un premier film (voilà qui attise la curiosité), deux excellents acteurs (Léa Drucker, Denis Ménochet), et un sujet brûlant (la violence conjugale) traité en mode thriller, le tout couronné par 4 César la semaine dernière ! De quoi se réjouir, donc…

Il est vrai que l’entrée en matière est saisissante. La première scène montre le couple et leurs avocats respectifs dans le bureau de la juge, qui devra trancher : Julien, 11 ans, ira-t-il chez son père un week end sur deux ? Chacune des deux parties avance ses arguments, réfute ceux de l’autre, dans un face à face sous tension au terme duquel un doute subsiste : le père est-il vraiment le monstre décrit par sa femme ?

Dès lors, tout le film en sera la démonstration implacable : oui, sans ambiguïté, le père est un monstre, tyrannisant femme et enfant. Aucune distance, aucune respiration : atmosphère lourde et pesante, scènes sous tension qui s’étirent jusqu’au malaise, mutisme de la mère, gros plans sur le visage terrifié du gamin… le spectateur subit leur descente aux enfers, et se demande pendant tout le film où, quand et comment surgira le geste fatal… jusqu’au finale cataclysmique. Mère et fils, gibiers apeurés sous la menace du fusil… alors oui, si on aime la chasse, pourquoi pas ?

Sinon, vous pouvez découvrir Alex Lutz, l’impayable Catherine de Catherine et Liliane, en vieux chanteur sur le retour dans un vrai-faux documentaire touchant : Guy, qui lui a valu le César du Meilleur Acteur. Mais ça, c’est une autre chronique…

Aline B.

Voir sur le catalogue

 

L’ajout de commentaire n’est pas autorisé, vous devez vous connecter