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min monpereUn roman coup de poing ! (J.-C. Lattès, 2019)

Après « La liste de nos envies » et « On ne voyait que le bonheur » Grégoire Delacourt nous interroge avec force sur notre propre humanité.

 « Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu’un attentait à l’un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ? »…

Alors que le Vatican se trouve éclaboussé par des scandales de pédophilie régnant au sein même de son église, Grégoire Delacourt nous livre ici la douleur intolérable que peut vivre un père quand il découvre ce que son enfant a subi.

Quand Edouard, le papa de Benjamin apprend que son fils a été abusé par un prêtre, il entre dans une rage folle, faisant irruption dans l’église et saccageant tout sur son passage, sans concession pour les objets sacrés. Attiré par le bruit, un jeune prête vient à sa rencontre et essaie de le raisonner… Il lui explique que le prêtre fautif a été déplacé… Pourtant Edouard n’est pas au bout de ses surprises… Après avoir partagé un repas, il passe la nuit dans la sacristie où il découvre que le jeune prête n’est pas l’innocent qu’il prétend…

S’en suit un huis clos étouffant entre un père qui est venu pour rendre justice à son fils et un pédophile… 3 jours de confrontation pour obtenir la confession du Père Préaumont ! Mais comment nommer l’innommable, comment mettre des mots sur un sujet explosif et tabou, sur des actes indignes et destructeurs… Pour Edouard, le châtiment doit être à la hauteur du crime…

Ce roman à tiroirs mêle des vies, les souvenirs d’Edouard, élevé dans une famille catholique pratiquante, sa vie de couple, et puis « La vie d’avant » quand Benjamin était encore un petit garçon avec toute l’insouciance auquel a droit chaque enfant…

Le livre fait régulièrement des parallèles avec des références bibliques notamment l’histoire d’Abraham. De son fils Isaac surtout, et de son silence… Il devient une allégorie de tous les enfants victimes de sacrifices pour l’église… on y parle de vengeance, de pardon, de lâcheté, de silence, de justice… C’est un cri de révolte, de colère, le cri d’horreur d’un papa qui se reproche de ne pas avoir compris ce qui arrivait à son fils et de n’avoir pu le protéger…

Michelle B.

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