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Les VictorieusesRoman (Bernard Grasset, 2019)

À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out. Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat.

Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité : « cherche volontaire pour mission d’écrivain public ». Elle décide d'y répondre.Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter.

Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture. Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou : leur construire un Palais.

L’histoire se déroule sur deux périodes, en 1925 et de nos jours dans un lieu parisien, « Le Palais de la femme », au sein d’une association, « L’Armée du salut ». Lorsque Blanche Peyron, portée par sa mission, celle d’aider les femmes en détresse, s’est battue pour ouvrir ce palais de la femme, elle ne se doutait peut-être pas que près de cent ans plus tard, il y aurait toujours des femmes avec leurs enfants dans la rue, des femmes pourchassées par leurs maris violents, des femmes fuyant leur pays et qu’en 2019 ce refuge afficherait toujours complet.

Parallèlement à cette situation historique et politique, Laetitia Colombani explore aussi une sphère plus intime, le burn out, le cheminement de Solène pour recouvrer un équilibre, redonner un sens à sa vie.

Si le thème principal retenu, la précarité des femmes, les violences qui leur sont faites avec leur perpétuel combat pour trouver leur place dans la société, est louable, la fin reste prévisible. Il est dommage que l’auteur ait utilisé le même schéma d’écriture que pour son premier et magnifique roman « La tresse » car cela gâche quelque peu l’effet de surprise.

Cependant ce roman fait du bien, il redonne l'espoir sur la cause féminine et les femmes qui se sont battues comme Blanche Peyron.

Christine N.

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